Ce Mois-ci les DAFT
PUNK
*en
cliquant sur quelques images accédez aux sites officiels du
groupe
Un groupe mythique dans le monde de la musique
électronique des années 90 qui a fait évoluer
la façon d'écouter et de mixer le son de nos
computers.
Quelques liens:
->Le site
officiel
->La
Daft TV (à installer sur le Pc)
->La sélection Clips
*lien
vers le site officiel
Daft Punk? La réunion de Guy-Manuel et
Thomas, deux génies de l'électronique, qui ont
décidé un jour de révolutionner la musique.
Mission accomplie avec "Homework", "A Story About *Dogs,
*Androids, Around the World... et aujourd'hui "Discovery",
album de réflexion et d'amusement, Suit, en 2005, l'album
Human after All et un album live, Capitole
(2007)...
DAFT PUNK
Phénomène culturel et commercial de la fin des
années 90, le duo Daft Punk a
décomplexé le milieu techno français face
à son maître britannique. Sa musique s'est enrichie
d'un univers visuel fort inspiré des mangas japonais.
Guy-Manuel de Homem Christo (né le 8
août 1974) et Thomas Bangalter (né le 1er
janvier 1975), dont le papa était actif dans la production
disco des années 1970, se rencontrent sur les bancs du
lycée Carnot à Paris en 1987.

Cinq ans plus tard, en 1992, ils montent un groupe,
Darlin', et enregistrent un simple sur un label
anglais, Duophonic, label du groupe techno franco-anglais
Stereolab. La presse d'outre-Manche célèbre
honnêtement ce premier essai rock, qui se vend à 1500
exemplaires, mais un critique plus sévère qualifie la
production du duo de "daft punk" soit de punk
nul, qualificatif qui ne leur déplaît
pas.

L'écho en France est à peu près inexistant,
mais alors que la vague techno-rave envahit l'Hexagone, les deux
compères, qui s'ennuient ferme dans leur groupe de
lycéens, vont faire un tour à une rave géante
dans le parc d'Eurodisney un soir de 1993. Là, ils
rencontrent les responsables du label techno écossais, Soma.
C'est donc avec eux que un an plus tard, le duo, qui a finalement
pris comme nom "Daft
Punk", sort un CD 2 titres "New wave" et
"Alive", aux sons fermement plus techno que leurs
productions passées. Ils retrouvent alors les compliments de
la presse spécialisée anglaise.

Leur singularité vient du fait que, conscients des
limites du genre, ils n'hésitent pas à
intégrer dans leur techno, des sons disco, rock ou groove,
et se revendiquent autant de Jimi Hendrix et des Stooges, que des
pionniers du son house de Chicago au début des années
1980.


Depuis leur adolescence, et à la suite d'innombrables
séances d'écoutes, de Bowie à Kiss, en passant
par Television et Talking Heads, sans oublier l'indispensable Serge
Gainsbourg, ils ont fait une synthèse inédite et
savante avec la culture house techno des années 1990.

En mai 1995 sort le titre techno-dance-rock instrumental "Da
Funk". S'ensuit une année de tournées,
essentiellement dans les raves de France et d'Europe, où le
groupe obtient un énorme succès en démontrant
son talent violemment énergique de DJs.

Ils font, à Londres, la première partie d'un de
leurs groupes favoris, les Chemical
Brothers. Très demandés, ils cultivent
leur notoriété et leur expérience en
pratiquant les remixes pour les Chemical Brothers, séduits
par le duo frenchy, ou pour la chanteuse Gabrielle.

Repérés par les grandes compagnies de disques,
c'est la firme Virgin qui signe le groupe en 1996. C'est
sur une des compilations du label techno de Virgin, Source, que
sort le titre "Musique" la même année. Source
est alors le premier label à sortir Daft
Punk en France.
Deux visages inconnus

Maîtres de leur travail, au sein de leur petite
société, Daft Trax, les deux jeunes hommes
font en sorte de travestir toute représentation de leur
image, afin de conserver un maximum de tranquillité face au
battage médiatique qu'ils provoquent.

Le 13 janvier 1997, ressort le simple "Da Funk", suivi
le 20 du mois par l'album "Homework". Selon les
désirs du groupe, 50.000 exemplaires de l'album sortent en
disques vinyles. Distribué dans 35 pays, ce disque se vend
en quelques mois à près de deux millions
d'exemplaires. Album concept, ce mélange des genres
séduit la jeunesse du monde entier. Loué par toute la
presse spécialisée, mais aussi par la presse
généraliste, qui ne perd pas un instant pour analyser
les raisons de ce succès foudroyant, cet album est
célébré à la fois pour son
énergie et pour sa fraîcheur.

Le 11 avril 1997, c'est au tour du titre "Around
the World", cousin du tube pré-house des années
70, "Pop Corn", d'envahir les premières places des charts
européens, mais aussi, fait nettement plus rare, des charts
nord-américains.

On retrouve même le titre "Da Funk" sur la bande
originale de la superproduction hollywoodienne, "Le Saint",
réalisé par Philip Noyce. Enfin, le groupe est
invité à de nombreux festivals à travers le
monde, dont le festival itinérant américain,
Lollapallooza en juillet, puis les festivals anglais de Tribal
Gathering, et de Glastonbury.

De octobre à décembre 1997, le groupe entame une
large tournée mondiale de 40 dates qui les mène
à l'Elysée Montmartre de Paris le 17 octobre et au
Zénith le 27 novembre. Après Los Angeles le 16
décembre, ils sont à New York le 20. Devant un public
fasciné et attiré par leur mystérieuse
identité, le duo se lance dans un spectacle ambitieux qui
dure parfois jusqu'à cinq heures. A la mi-octobre, l'album
"Homework" est double disque d'or en France,
disque d'or en Angleterre, en Belgique, en Irlande, en Italie et en
Nouvelle-Zélande, et enfin platine au Canada. C'est un
succès sans précédent pour
une formation française. Le 8 décembre 97,
Daft Punk donne un
concert au Rex Club, petite salle parisienne, avec
Motorbass et DJ Cassius. Organisé au profit des
enfants issus des banlieues défavorisées, le concert
est gratuit en l'échange d'un jouet remis à
l'entrée.

Etendard électro
Depuis leurs débuts, le duo cultive savamment sa
notoriété grâce à un pseudo-incognito et
une image de précurseurs indépendants. Fin 1997, ils
entrent en conflit avec la deuxième chaîne de
télévision française pour l'usage sans
autorisation que ces derniers auraient fait de trois extraits
sonores du groupe. Procédure à tiroirs, cette affaire
dure des mois avant la victoire des Daft Punk au
printemps 1998.
Figure de la musique électronique, les Daft
Punk sont célébrés autant en Europe
qu'aux USA. On peut les entendre ici et là, à
Liverpool, à New York ou Paris. Leurs productions et leurs
remixes sont toujours très attendus. Mais c'est un
succès en solo qui envahit les dancefloors au cours de
l'été 99. Sur son label personnel, Roule, Thomas
Bangalter monte un groupe volontairement
éphémère, Stardust. Leur
titre, "Music sounds better with you" fait le tour du
monde.
Très visuel, le travail du duo est mis en scène
sur un DVD qui sort en novembre 1999 sous le nom de "D.A.F.T. A
Story About Dogs, Androids, Firemen and Tomatoes". On peut y
visionner cinq clips dont quatre sont mis en scène par de
grands noms du genre : Spike Jonze, Roman Coppola, Michel Gondry et
Seb Janiak. Le cinquième est réalisé par le
groupe en personne.
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Près d'un an plus tard, sort le premier single original
en deux ans, "One more time". Vécu comme un
événement, ce titre annonce un nouvel album
prévu au printemps 2001. La sortie du single donne
déjà lieu à du piratage - symbole du
succès - puisque le titre est largement diffusé sur
les sites mp3, en particulier Napster, puis en radio avant
même sa sortie officielle le 27 septembre 2000.
Comme prévu, l'album sort dans un grand renfort
médiatique le 13 mars 2001. Toujours pas
décidés à dévoiler leur image, les
Daft Punk se
présentent au monde sous des casques et les mains
camouflées dans des gants, le tout entre science-fiction et
robotique. Intitulé "Discovery", le CD
présente une pochette semblable à la
précédente, le seul visuel consistant en le nom
Daft Punk cette fois écrit en simili
mercure donnant une sensation de relief.

Toujours très dansants, les quatorze titres de
l'album flirtent cette fois carrément avec le disco et les
influences de leur enfance, de Paul Mc Cartney à Electric
Light Orchestra. Après deux semaines d'exploitation, Virgin
annonce que "Discovery" s'est déjà vendu à
plus 1,3 million d'exemplaires.
Dans la même lignée - les souvenirs
musico-télévisuels -, le duo demande au maître
du manga japonais Leiji Matsumoto, créateur d'Albator ou
producteur de Candy et de Goldorak, de créer le clip du
morceau "One More Time".



Très soucieux du contrôle de leur oeuvre comme de
leur promo, Daft Punk a inclus au CD une carte
permettant d'accéder, via leur site internet
daftclub.com(fermé aujourd'hui), à des
titres inédits. Ils cherchent ainsi à contourner le
principe du téléchargement gratuit des sites Napster
et consort. Pour eux "la musique doit conserver une valeur
commerciale" (Source AFP). D'ailleurs, le groupe est toujours en
conflit avec la SACEM, la Société de Auteurs
Compositeurs et éditeurs de Musique, qui a un monopole de
fait et non officiel dans l'Hexagone. Ils n'ont jamais voulu y
adhérer et veulent gérer leurs droits
eux-mêmes, ce que n'accepte pas la SACEM. Celle-ci refuse
donc de leur verser les droits qu'elle a récolté
depuis leurs débuts.


Pour satisfaire les fans, le duo français sort le 2
octobre 2001 un live d'une seule plage et d'une durée de 45
mn intitulé sobrement "Daft Punk alive 1997".
Effectivement, celui-ci fut enregistré à Birmingham
en Angleterre quelques mois après la sortie de
"Homework" en 1997. Fin octobre, c'est un nouveau
simple extrait de "Discovery" qui sort sur le
marché, "Harder Better".
Musique interstellaire
Le duo masqué revient en 2003 avec un film de 65 minutes
conçu avec Leiji Matsumoto : "Interstella 5555". Le dessin
animé reprend le même univers de mangas japonais des
clips de Discovery. Une fois de plus, Daft Punk exploite ses
références à l'enfance. Un producteur sans
scrupules vole l'identité d'un groupe de 'martiens' et les
envoie conquérir le public terrien. Enfin - pour faire
patienter? - "Daft Club" sort fin 2003 : un album de versions et
titres inédits, de remixes de Cosmo Vitelli, Demon,
Neptunes, Basement Jaxx, Gonzales etc...
* vers la daft
TV
11 mars
2005:
6 semaines, un home studio, des machines, une guitare, un gros
sample de Breakwater et quelques gimmicks 80's
empruntés à l'electro-house chicagoane... C'est la
matière première qui fut nécessaire à
la création de Human After All; et le symbole de
l'urgence qui anime le duo. Plus minimales, plus viscérales,
plus escarpées que leurs devancières, ces 10
compostions, en écho à celles de Kraftwerk, sont
autant de ripostes et d'interrogations inspirées par un
progrès qui nous échappe; et toujours autant de
bonnes raisons d'y méditer en dansant jusqu'au bout de la
nuit... Bref, le dernier Daft Punk en 2 mots: exigence et
excellence. "One more time"...

Un dernier live sortie en 2007 puis
Concerts, Concerts, en attendant un nouvel album...


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